Le Livre de la vie (en espagnol : Libro de la vida) est un ouvrage en grande partie autobiographique racontant la vie de la sainte jusqu'aux toutes premières fondations de couvents (1566). Thérèse explique son parcours spirituel, sa conversion et les expériences spirituelles qui ont transformé sa vie. C'est pourquoi certaines personnes estiment que ce livre est plus un « guide spirituel qu'une simple autobiographie. L'édition du document a été longtemps retardée par la saisie du manuscrit par l'Inquisition, qui malgré un avis positif, a bloqué la diffusion de l’œuvre pendant de longues années.
Qui plus est, plusieurs versions modifiées ont été écrites par des théologien, ce qui conduit les responsables à envisager de purement et simplement brûler l'ouvrage original. Menace devant laquelle Thérèse ne bronche pas. Heureusement l'idée de bruler le Livre de la vie de Thérèse d'Avila est abandonnée. Une fois la première édition de l’œuvre réalisée, l'ouvrage a été rapidement traduit et diffusé dans différents pays et l'ouvrage est régulièrement réédité dans le monde.
A l'occasion des fêtes de son cinq-centenaire en 2015, le guide de lecture du Livre de la Vie de Thérèse déclare « À peine avons-nous ouvert le volume des œuvres de sainte Thérèse, que nous tombons sur l’extraordinaire prologue du Livre de la Vie, dans lequel elle avertit le lecteur de ne pas oublier la partie obscure de sa personne dont il ne lui est pas permis de parler, car il lui est seulement permis d’écrire sur sa façon de prier et sur les grâces reçues. C’est une déclaration qui nous met immédiatement en dehors du style hagiographique conventionnel et qui nous ramène à l’authenticité d’une vie chrétienne en état continuel de conversion. Si Thérèse écrit cela, c’est précisément pour que personne ne se sente exclu de la possibilité de parcourir son chemin et de recevoir des grâces semblables à celles qu’elle a expérimentées. »
Dans la troisième partie de son livre Thérèse déclare : « C’est maintenant une nouvelle vie qui commence. Celle que j’ai racontée tout d’abord était ma vie ; celle où j’ai ensuite parlé des divers états d’oraison est, si je ne me trompe, la vie de Dieu en moi ».
Cet article n'ayant pas pour vocation de reproduire le grand classic de la vie de Thérèse d'Avila, nous ne pouvons qu'en recommander la lecture à qui se sentira inspiré à la faire.